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Voyage éco-responsable !

Que faire pour préserver notre belle planète, et quelles bonnes pratiques adopter pour devenir un voyageur éco-responsable ?

Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), la définition du tourisme durable / responsable correspond à celle d’un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil.

Il existe plusieurs façons de voyager de manière éco-responsable:

  • Le tourisme responsable / durable : Philosophie de voyage dont le but est de minimiser son impact sur l’environnement et sur le mode de vie local, inspirée du développement durable.
    • L’écotourisme se pratique principalement en milieu naturel et est centré sur la découverte de la nature et de ses écosystèmes, voire de l’écologie urbaine.
    • L’agrotourisme se pratique dans les milieux agricoles agricoles et a pour but est de faciliter la rencontre avec le producteur et de pérenniser son activité en lui permettant de se diversifier : hébergement en chambres d’hôtes, visite de la propriété, dégustation des produits du terroir…

  • Le tourisme équitable : Il est basé sur une rémunération financière plus juste des communautés locales.

  • Le tourisme solidaire / participatif : Permet la création d’un lien de solidarité entre le voyageur et les populations par la mise en place de projets dont la finalité est l’amélioration de leurs conditions de vie.

  • Le slow tourisme : Consiste à découvrir une destination à son propre rythme, en privilégiant la qualité de l’expérience, via des moyens de transport en mobilité douce et la rencontre des populations locales.

Le nombre de touristes augmente chaque année, et alors qu’en 2000 nous étions 700 millions à voyager, en 2019, nous sommes désormais 1,4 milliards de touristes dans le monde !

Depuis les années 1970, les impacts négatifs du tourisme de masse sont reconnus et dénoncés:

  • L’impact social : L’arrivée d’Airbnb sur le marché en est une des premières causes avec la transformation de logements en locations meublées saisonnières pour touristes. De même, la saisonnalité liée au tourisme entraîne également la précarisation des emplois.

  • L’impact culturel : La mondialisation a fait son effet et on constate une certaine uniformisation des métropoles dans lesquelles on retrouve facilement les mêmes commerces d’un bout à l’autre du globe… De plus, la mise en scène caricaturale de la culture locale dans le but de divertir les touristes donne lieu à un phénomène de folklorisation.

  • L’impact environnemental : Que ce soit la bétonisation des espaces naturels, l’érosion des sols ou le déséquilibre de la biodiversité, la santé de la planète est menacée. Dans de nombreux endroits, la gestion des déchets générés par l’afflux de touristes pose un vrai problème, de même que la surconsommation d’eau douce.

Il est du rôle de chacun d’adopter un comportement plus responsable en voyage!

  • Faire attention au bien-être animal: Lorsqu’on est en voyage de nombreuses activités sont souvent proposées pour approcher les animaux. Mieux vaut être très vigilant vis-à-vis à ce qui est proposé et bannir complètement les activités qui mettent en scène les animaux ou qui permettent un contact physique avec l’animal tel que les balades à dos d’éléphant en Inde, non aux attractions permettant de faire des câlins à des tigres en Thaïlande ou d’approcher des requins à Hawaï… Même lorsqu’on va soi-même à la rencontre des animaux dans leur habitat naturel; parler à voix basse, pour ne pas les effrayer, et de ne pas les nourrir car cela modifie leur régime alimentaire et peut leur être fatal.

  • Prendre soin de la faune: Ne pas introduire de plantes étrangères à l’écosystème de votre destination car celles-ci n’arrivent ensuite plus à se défaire d’espèces invasives, et à l’inverse ne pas non plus cueillir de plantes et fleurs sur son passage, car certaines espèces sont en voie d’extinction ! La règle à appliquer est de ne laisser aucune trace de son passage : on ne s’éloigne pas du sentier lors d’une randonnée sous peine de l’élargir, on fait attention à ne pas toucher le corail avec ses palmes car la régénération de celui-ci prend des décennies ! En suivant le même raisonnement, boycotter les crèmes solaires aux filtres chimiques est une question de logique.

  • Ne pas jeter de déchets dans la nature: Toujours prévoir un sac poubelle sur soi pour ne pas abandonner sur place nos déchets ! De même, on n’hésite pas à ramasser les déchets des autres afin de faire un petit geste pour l’environnement quand on se balade.

  • Faire attention aux activités qu’on pratique: Les centres aquatiques, activités nautiques telles que le jet ski, les golfs et autres terrains de sport irrigués matin et soirs nécessitent une grande utilisation d’eau. Autant privilégier une activité nature sans impact et non polluante telle une bonne randonnée ou une baignade dans les rivières.

  • S’adapter à la culture locale: Renseignez-vous sur les traditions et croyances avant de partir afin d’éviter le choc des cultures. De même il est important de se documenter sur les comportements à adopter ou à éviter afin de ne pas choquer les populations locales. Faire l’effort d’apprendre les mots de base dans la langue locale est également un bon moyen d’intégration.

  • Demander la permission avant de prendre en photo: Parce que le droit à l’image n’est pas valable seulement dans nos sociétés occidentales, demander l’autorisation plutôt que de prendre une photo à la dérobée devrait être naturel.  De même, éviter d’exhiber ses richesses telles que son téléphone, montre et autres gadgets.

  • Consommer local: Dormir, se nourrir directement chez l’habitant, acheter local sans abuser de négociations, auprès d’artisans ou acteurs locaux, pour rémunérer directement les populations locales, c’est mieux que de tomber dans des « pièges à touristes ».
  • Privilégier les transports locaux collectifs: Plutôt que d’opter pour le taxi, l’Uber, le tuk tuk et compagnie, autant opter pour un transport collectif plus typique, l’expérience n’en sera que plus intéressante et l’impact sur la planète considérablement réduit… Covoiturage, train et bus sont également des solutions meilleures pour l’environnement et qui permettent d’éviter au maximum l’avion pour se  déplacer à l’intérieur du pays.

  • Envisager les moyens de transports alternatifs: Utiliser des transports en « mobilité douce » comme le vélo ou la marche à pied, c’est non seulement plus écolo mais en plus c’est bon pour la santé ! À plus petite échelle, marcher plutôt que de prendre des transports pour visiter une ville est également une bonne solution. Faire de l’auto-stop est le meilleur moyen de rencontrer des locaux.

  • Oser la micro aventure: Plutôt que de forcément voyager à l’autre bout de la planète, revoir sa conception du voyage et choisir des destinations plus proches voir très locales est une bonne solution pour réduire les transports !

  • Adopter le slow travel et prendre conscience de la temporalité: Adopter le slow travel, c’est prendre à nouveau conscience qu’on ne visite pas le monde en un saut de puce, et de privilégier une expérience peut-être moins dense, mais plus qualitative, en prenant le temps de prendre le temps.

  • Compenser sa trace carbone: Il existe des organismes qui proposent de calculer l’émission de CO² d’un voyage et de la compenser en soutenant un projet écologique local.

L’hébergement peut avoir un grand impact sur l’environnement en fonction des choix que nous faisons, surtout qu’il existe de nombreuses alternatives aux locations polluantes :

  • Opter pour le camping: Quoi de mieux que de dormir à la belle étoile  dans un hamac ou dans une tente ? Du moment qu’on ne laisse aucune trace, c’est un beau moyen de communier avec la nature.

  • Dormir chez l’habitant: C’est toujours une opportunité riche en échanges et en chaleur  Le couchsurfing permet notamment de mettre en relation des personnes cherchant un logement temporaire et des hébergeurs qui acceptent d’accueillir gratuitement pour la nuit.

  • Pratiquer le Wwoofing / HelpX / Workaway: En échange de quelques heures de travail par jour dans des fermes pratiquant l’agriculture biologique par exemple, on obtient le gîte et le couvert gratuits sur une courte ou longue période !

  • Privilégier les auberges de jeunesses: Toutes ces solutions de logement partagé sont, par définition, écologiques et quel meilleur endroit pour rencontrer du monde et socialiser ?

  • Choisir des hébergements écologiques ou éco-responsables: Plusieurs labels d’éco-responsabilité permettent de prendre en compte plusieurs critères concernant l’engagement environnemental de l’hébergement. Parmi eux, j’étudie à titre personnel beaucoup de petits détails tels que le fait d’éviter de proposer un petit déjeuner avec du suremballage, de proposer des produits pour la douche dans des contenants recyclables, la réutilisation des serviettes de bain, une construction avec des matériaux écologiques

Enfin, en tant que voyageur il ne faut pas oublier qu’il est également de notre devoir de mettre en place certains gestes simples tels que celui de prendre des douches courtes ou d’éteindre la lumière ou la climatisation en sortant de sa chambre d’hôtel, ou même de ne pas gâcher la nourriture notamment en ayant les yeux plus gros que le ventre lors des buffets à volonté !

Quand on sait qu’on jette tous les jours 1 milliard de pailles qui mettent 200 ans à se dégrader et qu’un sac plastique met 450 ans à se dégrader et 1000 ans pour une bouteille en plastique… on comprend l’importance de refuser les plastiques à usage unique !

Il faut absolument adopter le zéro déchets en vacance !

  • Refuser:  Dans les commerces, les restaurants, les hébergements, les transports, il est facile de se faire offrir des échantillons, des parfums, des couvertures, des serviettes, des crèmes, ou bien des prospectus…Savoir dire non à l’accumulation d’objets inutiles est la base d’une démarche zéro déchets.

  • Réduire: Conserver seulement l’utile. Considérant que l’industrie du textile est la deuxième plus polluante au monde derrière le pétrole, il peut être intéressant de réduire l’achat de nouveaux vêtements pour le voyage en empruntant certains vêtements techniques plutôt que de les acheter neufs !
  • Réutiliser : Avoir un kit zéro déchet pour l’alimentation, c’est la base ! Un tote bag réutilisable pour les courses, une gourde pour éviter la consommation d’eau en bouteille… Quand on est en voyage à l’étranger dans des zones où l’eau n’est pas potable, il suffit d’utiliser un système de filtration ou de stérilisation, comme le Steripen, qui stérilise les bactéries grâce aux UVs.

  • Recycler: Privilégier des achats alimentaires dont l’emballage se recycle plutôt qu’un plastique qui va aller directement à la poubelle est un geste assez simple.

  • Composter: L’avantage d’avoir une alimentation essentiellement végétale, c’est que la majorité de ce qu’on mange peut se composter ! C’est peut-être moins évident dans un contexte de voyage.

J’ai essayé de faire un article à peu près complet de ce qu’est le voyage éco-responsable.

Ce qu’il faut comprendre c’est que chacune de nos actions a un impact.

L’utilisation d’Internet de manière générale génèrent de la pollution !

2 recherches sur Google sont équivalentes à la consommation électrique d’une bouilloire et un e-mail avec une pièce jointe est l’équivalent d’une heure d’éclairage par une ampoule.

Réduire son impact carbone c’est prendre conscience que le simple fait d’exister pollue.

Je ne dis pas qu’il faut arrêter de voyager, loin de moi cette idée, le voyage reste après tout un incroyable outil de prise de conscience.

Il ne faut pas forcément choisir entre voyage et écologie, il faut juste revoir nos façons de voyager !

Citation voyage : les plus belles | Lonely Planet

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